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Comment se protéger des astéroïdes

jeudi 16 février 2012

Comment se protéger des astéroïdes:
Hayabusa Itokawa Jaxa

L'astéroïde géocroiseur Itokawa vu par la sonde japonaise Hayabusa. Photo Jaxa.


L’Union européenne vient de lancer le programme NEOShield, qui vise à étudier les moyens de protection contre les astéroïdes qui menacent la Terre… NEOShield regroupe des instituts scientifiques et des industriels ; ingénieurs et chercheurs européens vont, dans les trois ans qui viennent, étudier différents scénarios technico-scientifiques de protection des astéroïdes, une menace popularisée par les films de SF, mais qui n’a rien de fantasmatique. Depuis quelques années, en effet, les progrès de l’observation astronomique ont permis aux chercheurs de découvrir que le système solaire est sillonné de toutes parts par des astéroïdes : on en connait aujourd’hui plus de 570 000, et les astronomes en découvrent tous les jours… Parmi ce demi million d’objets, 8000 sont des astéroïdes géocroiseurs, c’est à dire des objets dont l’orbite croise celle de la Terre. Et enfin, parmi les géocroiseurs, 1200 sont considérés par les chercheurs comme potentiellement dangereux, dans les décennies ou siècles à venir.

NEOShield va étudier trois scénarios de protection de ces astres, tous basés, non pas sur leur destruction, mais sur leur déviation. Il suffirait, en effet, de dévier très légèrement la course d’un astéroïde visant la Terre pour éviter la collision. Comment ? En le percutant, à intervalles réguliers, avec des « impacteurs », des masses de quelques tonnes ou dizaines de tonnes lancées à plusieurs dizaines de milliers de km/h par des lanceurs lourds. La Nasa, avec sa sonde Deep Impact, a déjà testé cette technique avec succès, en 2005, en prenant pour cible la comète Tempel 1. Une seconde méthode consiste à faire exploser, non loin de l’astéroïde, des missiles nucléaires. Là encore, l’onde de choc de chaque explosion dévierait progressivement la course du projectile vers la Terre… Enfin, une dernière méthode, dite du « tracteur gravitationnel », très élégante, consisterait à envoyer une sonde très massive sur une orbite proche de l’astéroïde, afin de le dévier progressivement, par sa seule attraction. Les objectifs principaux de NEOShield sont d’évaluer la dimension des astéroïdes que ces techniques seraient capables de dévier, et aussi, le temps nécessaire à leur mise en oeuvre. Aujourd’hui, les chercheurs sont plutôt optimistes : tous les astéroïdes de 100 à 500 mètres peuvent, semble t-il, être déviés de leur trajectoire, dans un délai de quelques années. La technique de l’explosion nucléaire, incertaine et radicale, ne serait employée qu’en dernier recours et en urgence. Quant aux grands astéroïdes, mesurant un kilomètre et plus, ils exigeront des décennies d’efforts pour être déviés ; mais, moins nombreux et plus faciles à découvrir, ce sont aussi ceux qui nous laisseront le plus de temps pour leur trouver une parade.


Serge Brunier


Dernière minute :


L’astéroïde 2012 BX34 va frôler la Terre ce vendredi 27 janvier, dans l’après-midi. En effet, ce gros rocher de 15 mètres de diamètre va passer à moins de 60 000 kilomètres de la surface terrestre ! A l’échelle du système solaire, c’est du rases-mottes ; pour comparaison, la Lune se trouve en moyenne à 380 000 kilomètres de notre planète. Trop petit pour être observé par les astronomes amateurs, cet astéroïde a été détecté et suivi par les télescopes des observatoires de Catalina, Mount Lemmon et Magdalena Ridge, aux Etats-Unis. Un objet mesurant 15 mètres n’est pas dangereux : les astronomes estiment que seuls des astéroïdes mesurant 30 à 50 mètres de diamètre pourraient provoquer des dégats en pénétrant dans l’atmosphère terrestre et en s’écrasant à la surface de notre planète.

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